Émissions de CO2 et compagnies aériennes : règlement européen

Selon le rapport du GIEC, en 2007, le transport aérien représentait 2 % des émissions de CO2, et devrait passer à 3 % d’ici 2050 d’après l’Organisation internationale de l’aviation civile. Depuis une directive datée de 2003, ce secteur est inclu dans le système communautaire d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre.

Le 22 août dernier est paru au Journal officiel de l’Union Européenne un règlement précisant la liste des compagnies aériennes (près de 4000) qui sont concernées par les mesures prévues par la directive de 2003. Pour pouvoir opérer dans l’Union (vols à l’arrivée ou au départ dans un pays de l’UE), ces compagnies devront ramener leurs émissions de CO2 à 97 % d’un niveau annuel de référence à partir de 2012 (art. 3 quater de la directive de 2003). En outre, 15 % de ce quota seront mis aux enchères et donc payés par les compagnies aériennes (art. 3 quinquies).

La parution de cette liste acte davantage la mise en place  du système des quotas pour le transport aérien. Les entreprises de ce secteur protestent contre ce système et préfèrent (prudemment…) se fixer l’objectif d’une stabilisation des émissions pour 2020, comme l’explique  Actu-environnement.

Même si ce système des quotas n’est pas parfait, comme l’ont expliqué plusieurs ONG, c’est un premier pas… à confirmer et renforcer !

Engagements sur les émissions de gaz à effet de serre : état des lieux

Dans le cadre de la préparation du Sommet de Copenhague sur le climat, plusieurs réunions internationales informelles ont eu et auront lieu d’ici décembre. La dernière s’est tenue à Bonn du 10 au 14 août et les négociations ont été difficiles.

L’United Nations Framework Convention on Climate Change (UNFCCC – organe des Nations Unies qui organise ces réunions) vient de publier sur son site un document synthétisant les engagements pris ou annoncés par une quarantaine de pays industrialisés en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020.

Le résultat n’est pas à la hauteur des attentes (rappelons que les objectifs du protocole de Kyoto, âprement négociés il y a 8 ans, prévoyaient, pour 38 pays industrialisés, une réduction moyenne de 5 % par rapport à 1990 durant la période 2008-2012). Selon le document mis en ligne par l’UNFCCC, globalement, la baisse serait au mieux autour de 20 % en 2020,  là où les ONG demandent des engagements pour une baisse de 40 % (comme exposé dans le texte de l’ultimatum climatique).

En effet, pour parvenir à éviter une hausse supérieure à 2°C (seuil critique selon le GIEC), il faudrait qu’en 2050, la réduction soit de 80 % par rapport à 1990. Les efforts pour 2020 doivent donc être déjà conséquents.

Pour que Copenhague ne soit pas un coup d’épée dans l’eau, les politiques doivent sentir que les populations veulent des engagements forts. Alors, parlons-en autour de nous, informons sur les enjeux, relayons les actions des ONG, incitons à signer l’ultimatum climatiqueBref, c’est le moment, ne le laissons pas passer ! Les lendemains risqueraient d’être trop difficiles…

Un mois de juillet parmi les plus chauds depuis 1880 à l’échelle du globe

L’agence gouvernementale américaine NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) vient de publier, sur le site du National Climatic Data Center, son rapport sur l’état du climat pour Juillet 2009. Et les résultats confirment les tendances déjà observées.

Les données récoltées permettent de constater que ce mois de juillet est le cinquième plus chaud depuis 1880 (le pire mois de juillet datant de 1998, et les mois de juillet les plus chauds se mesurant tous depuis 1997).

Ce rapport relaie également les données recueillies par le National Snow and Ice Data Center (NSIDC, Université du Colorado) concernant la calotte glaciaire.  La diminution observée depuis plusieurs années s’observe également en juillet 2009, même si elle est un peu moins importante que celles constatées à la même date en juillet 2006 et 2007.

Bref, une fois de plus les données sont là et confirment rapport après rapport la situation climatique actuelle.

Agriculture bio et info tronquée

Retour sur l’étude sur les produits issus de l’agriculture biologique qui a été largement relayée par les médias fin juillet. Tout est parti d’une dépêche Reuters annonçant qu’une étude était parvenue à la conclusion que les produits bios n’étaient pas plus sains que les produits issus de l’agriculture traditionnelle (formule suffisamment vague pour entraîner des généralisations hâtives).

Comme l’explique très bien Tout allant vert, cette dépêche déformait quelque peu le communiqué officiel de l’organisme auteur de l’étude. En réalité, seule la question de l’apport nutritionnel était abordée, et pas les questions relatives à l’environnement.

Or, sur ce sujet, rappelons, entre autres, qu’une expertise de l’INRA, rendue publique en 2008, concluait à l’apport de l’agriculture biologique pour la biodiversité.  Un an auparavant, en septembre 2007, le ministère français en charge de l’écologie mettait en avant les bienfaits de l’agriculture biologique pour la qualité des sols. Quelques mois plus tôt, c’était la FAO (organe des Nations Unies pour l’agriculture) qui soulignait les avantages du bio (son site Web consacre d’ailleurs une page aux questions simples que l’on peut se poser sur ces avantages). Il est donc toujours surprenant de voir l’emballement d’une partie des médias à partir de raccourcis faciles sur des questions aussi importantes.

Cela est d’autant plus gênant que cela arrive à un moment où le lobbying sur les politiques à mener face aux enjeux environnementaux est très présent, notamment au sein de  l’Union Européenne, et que les industries n’ont pas besoin que ce genre d’information circule pour faire peser davantage leurs arguments ! A moins que ce ne soit pas une coïncidence … (mais non, je vois le mal partout !)

Sommet de Copenhague : signez l’Ultimatum climatique !

Comme je l’évoquais dans un billet précédent, l’Union Européenne prépare le Sommet de Copenhague. Cependant, c’est à chacun de prendre conscience de l’importance de ce sommet. Chacun doit montrer aux dirigeants politiques que les citoyens exigent des décisions importantes en décembre.

Onze ONG (parmi lesquelles le WWF, Greenpeace, Action contre la faim, la Fondation Nicolas Hulot…) lancent un appel au président de la République française pour que ce sommet n’accouche pas d’une souris.

Chacun est invité à signer cet appel, sobrement appelé l’Ultimatum climatique. L’objectif est d’atteindre 1 000 000 de signatures.

Le changement climatique est l’affaire de tous.

N’hésitez pas à signer l’Ultimatum et à faire passer l’information !


Changement climatique et déficit d’information

Une étude montre que les medias ne jouent pas leur rôle dans l’information des populations les plus pauvres sur le changement climatique, populations qui risquent d’être pourtant les plus affectées par celui-ci.

Une étude  antérieure, datée de 2007 et menée par l’International Institut for Environment and Development, parvenait au même constat pour l’ensemble des pays de la planète, mais pointait au passage le rôle bénéfique des blogs dans la diffusion de l’information…

Réunions ministérielles européennes : préparer Copenhague

Dnas le cadre de la présidence suédoise de l’Union Européenne, deux réunions ont eu lieu à la fin du mois de juillet.

La première, les 23 et 24 juillet derniers, rassemblait les ministres européens de l’énergie  avec pour objectif la préparation de la révision de la directive concernant la performance énergétique des bâtiments.

Les 24 et 25 juillet, c’était au tour des ministres de l’environnement de se réunir pour préparer le sommet de Copenhague (en décembre prochain).

L’objectif de la présidence suédoise est que l’Union Européenne arrive en ordre de bataille au sommet de Copenhague afin de pouvoir peser de tout son poids dans les négociations.

Rapport Rocard sur la contribution Climat-Énergie : analyse et réaction

Le 29 juillet dernier, Michel Rocard a remis son rapport sur la contribution Climat-Énergie, déjà objet de nombreuses réactions et analyse, notamment sur le volet taxe carbone. En voici deux intéressantes pour leur mise en perspective.

La fondation Nicolas Hulot, qui avait milité dès 2007 pour cette contribution, souhaite que ce rapport porte rapidement ses fruits, surtout dans le contexte de la préparation du sommet de Copenhague.

Dans un entretien accordé au site Euractiv, Olivier Rousse, chercheur au Centre de recherche en économie et droit de l’énergie, plaide pour une mise en cohérence d’une telle mesure nationale avec le système européen des quotas d’émission de CO2 afin de ne pas pénaliser les citoyens et d’arriver à une meilleure efficacité.


Écolocitoyens, bonjour !

Bienvenue sur  Ecoloveille, un blog de veille sur l’écologie et les politiques environnementales.

Pourquoi ce blog ? Parce que l’accès à une information plurielle sur le changement climatique est la clé d’une participation citoyenne éclairée.

Sans avoir l’ambition de signaler l’ensemble des actualités et tous les nouveaux documents mis en ligne sur ces deux sujets, je signalerai et commenterai ceux qui me semblent proposer des nouveaux éléments pertinents :

  • pour mieux comprendre les changements en cours et leurs enjeux
  • connaître les orientations choisies par les politiques (au niveau national, européen ou mondial) et les commentaires qu’elles suscitent

Le choix sera absolument subjectif !

Bonne lecture à tous et n’hésitez pas à réagir. Vos commentaires sont les bienvenus.

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