Dans le cadre de la préparation du Sommet de Copenhague sur le climat, plusieurs réunions internationales informelles ont eu et auront lieu d’ici décembre. La dernière s’est tenue à Bonn du 10 au 14 août et les négociations ont été difficiles.
L’United Nations Framework Convention on Climate Change (UNFCCC – organe des Nations Unies qui organise ces réunions) vient de publier sur son site un document synthétisant les engagements pris ou annoncés par une quarantaine de pays industrialisés en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020.
Le résultat n’est pas à la hauteur des attentes (rappelons que les objectifs du protocole de Kyoto, âprement négociés il y a 8 ans, prévoyaient, pour 38 pays industrialisés, une réduction moyenne de 5 % par rapport à 1990 durant la période 2008-2012). Selon le document mis en ligne par l’UNFCCC, globalement, la baisse serait au mieux autour de 20 % en 2020, là où les ONG demandent des engagements pour une baisse de 40 % (comme exposé dans le texte de l’ultimatum climatique).
En effet, pour parvenir à éviter une hausse supérieure à 2°C (seuil critique selon le GIEC), il faudrait qu’en 2050, la réduction soit de 80 % par rapport à 1990. Les efforts pour 2020 doivent donc être déjà conséquents.
Pour que Copenhague ne soit pas un coup d’épée dans l’eau, les politiques doivent sentir que les populations veulent des engagements forts. Alors, parlons-en autour de nous, informons sur les enjeux, relayons les actions des ONG, incitons à signer l’ultimatum climatique… Bref, c’est le moment, ne le laissons pas passer ! Les lendemains risqueraient d’être trop difficiles…